1. Politique
    1.1 Composition du gouvernement

Président de la République, chef de l’Etat, M. Idriss DÉBY ITNO (depuis le 5 décembre 1990 – élu en juillet 1996, réélu en mai 2001, en mai 2006, en avril 2011 et le 10 avril 2016).

    1.1.1 Le Président
IDRISS DEBY ITNO est né en 1952 à Berdoba (B.E.T).

ll entre à l’école Française à Fada, après avoir fréquenté l’Ecole Coranique de Tiné. Ses études le mènent ensuite au Lycée Franco-Arabe d’Abéché et au Lycée Jacques Moudeina de Bongor. Titulaire d’un Baccalauréat Scientifique, il entame sa formation militaire à l’Ecole des Officiers d’Active de N’Djaména (Promotion 1975-1976) avant d’entrer à l’Institut Aéronautique d’Amaury la Grange de Hazebruk (France). Devenu Pilote de transport, diplômé parachutiste, il retrouve le pays en pleine ébullition après les combats de Février 1979.

Ses qualités militaires sont remarquées rapidement sur le terrain, ce qui lui vaut d’être désigné en 1980 Chef d’Etat-major des Forces Armées du Nord (F.A.N.). Quand celles-ci prennent le contrôle de la capitale, IDRISS DEBY ITNO est à la tête de la première colonne qui entre dans N’Djaména.

Commandant en Chef de l’Armée, IDRISS DEBY ITNO a été également membre du Conseil de Commandement des Forces Armées du Nord (C.C.F.A.N.). Promu au grade de Colonel, il se rend en France où il suit les cours de l’Ecole Supérieure de Guerre Inter-Armées (1986-1987).

De retour au Tchad, il est nommé Conseiller à la Présidence de la République chargé de la défense et de la sécurité, et en même temps, Commissaire aux Armées, puis à la Sécurité au sein du Bureau Exécutif du Comité Central de l’Union Nationale pour l’Indépendance et la Révolution (U.N.I.R.), le parti au pouvoir d’alors.

Le 1er Avril 1989, en désaccord avec HISSEIN HABRE, IDRISS DEBY ITNO et quelques compagnons décident de quitter N’Djaména en direction de l’Est. Le chemin est périlleux; la petite colonne doit livrer plusieurs batailles en situation d’infériorité numérique et matérielle. Seul IDRISS DEBY ITNO parvient au Soudan. Les Survivants créent « l’Action du 1er Avril » qui s’unit à d’autres formations en lutte contre la dictature pour former en Mars 1990 le Mouvement Patriotique du Salut (MPS). Au terme d’une fulgurante offensive, IDRISS DEBY ITNO et ses hommes boutent HISSEIN HABRE hors du pays le 1er décembre de la même année.

Président du Mouvement Patriotique du Salut depuis sa création, IDRISS DEBY ITNO est porté à la Présidence du Conseil d’Etat dès la victoire des Forces Patriotiques (04 Décembre 1990), puis désigné Président de la République le 28 Février 1991 à l’adoption de la Charte Nationale. Promu Général de Corps d’Armée le 21 Février 1995, IDRISS DEBY ITNO a été investi Président de la République le 08 Août 1996 à l’issue des premières élections pluralistes au Tchad.

A la fin d’un premier quinquennat bien rempli, le Président sollicite et obtient du Peuple tchadien le 20 mai 2001 un second mandat de cinq ans. Il est investi Président de la République du Tchad le 08 Août 2001.

Le 03 mai 2006, après avoir su mener une véritable politique de développement socio-économique et de lutte contre la pauvreté, IDRISS DEBY ITNO, est réélu une troisième fois à la magistrature suprême pour un nouveau quinquennat.

Son engagement pour l’instauration d’un Etat de droit et de démocratie a été auréolé par un Prix Européen. Le 20 Avril 1991, le Président IDRISS DEBY ITNO a en effet reçu le Prix Européen UMBERTO BIANCAMANO.

Le Président IDRISS DEBY ITNO a reçu par ailleurs plusieurs autres distinctions honorifiques. C’est ainsi qu’il a été prôné « Artisan de la paix » par le Conseil supérieur des Affaires islamiques le 10 Mars 2010
Il a été fait Commandeur de l’ordre international des Palmes Académiques par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) le 7 Mai 2010.
IDRISS DEBY ITNO a reçu également la « Médaille Paul Harris Fellow » du Rotray Club le 9 Juin 2010.
L’Union des étudiants et la jeunesse de la CEN-SAD lui a décerné le 8 Juillet 2010 le « Prix pour la stabilité et le développement ».
Rotary International a remis au Chef de l’Etat IDRISS DEBY ITNO le « Prix champion de l’éradication de la polio » le 08 Aout 2010 à NDjamena.
Pour couronner son engagement et ses multiples actions en faveur de la jeunesse, le Président IDRISS DEBY ITNO a été fait « Docteur honoris causa » le 05 octobre 2010 par l’Université Roi Fayçal.

Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a reçu également le diplôme de DOCTEUR HONORIS CAUSA de l’Université d’Abomey Calavi le 7 Juillet 2011, titre qui lui a été décerné par le conseil scientifique de l’Université d’Abomey Calavi(UAC).

Elevé au rang de Président d’honneur de la Fédération africaine des associations des parents d’élèves et étudiants (FAPE) et désigné comme meilleur parent d’élève africain, le Chef de l’Etat IDRISS DEBY ITNO a reçu le 25 Avril 2012, la médaille d’or et le diplôme d’honneur de ladite organisation des parents d’élèves et étudiants africains. Cette distinction honorifique de la FAPE vise à saluer les efforts consentis par le Tchad, dans le domaine de l’éducation.

Il a été élevé le 5 Mai 2012, à la Dignité de Grand-Croix de l’Ordre national de la République centrafricaine, symbole d’un geste de reconnaissance à son endroit.

Le 17 Mai 2013, le Journal sénégalais « NOUVEL HORIZON » de Dakar décerne au Président de la République IDRISS DEBY ITNO le prix « SEDAR SPECIAL » pour son engagement pour la cause de son pays et celle du continent tout entier mais aussi pour son leadership et sa vision panafricaniste. Le prix « SEDAR SPECIAL » lui a été décerné à Dakar, à l’occasion de la 10ème édition des SEDAR, du nom de l’ancien Président sénégalais feu Léopold Sédar Senghor.

Le 22 Juillet 2013, au cours d’une cérémonie solennelle au Palais présidentiel à N’Djamena, le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a été élevé à la dignité suprême de Grand-croix de l’Ordre international des Palmes Académiques (OIPA) du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES).

La dignité suprême de Grand-croix de l’OIPA/CAMES est attribuée au Chef de l’Etat IDRISS DEBY ITNO en marge de la 35ème session des comités consultatifs interafricains du CAMES tenue à N’Djamena du 15 au 23 Juillet 2013.

Cette distinction honorifique du CAMES, la deuxième du genre, au Président IDRISS DEBY ITNO, vient ainsi couronner son engagement et ses efforts dans le domaine de l’Enseignement supérieur en particulier et du développement de son pays, en général.

Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a présidé aux destinées des organisations régionales et sous-régionales à savoir : l’Autorité du Bassin du Niger (ABN), la Commission du Bassin du Lac-Tchad (CBLT), le Comité Inter-permanent de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS), la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), la Communauté Economique et Monétaire des Etats de l’Afrique Centrale(CEMAC).

Il assure la présidence de la Communauté économique des Etats sahélo-saharien (CEN-SAD) et la présidence du Groupe G5 Sahel en charge des questions sécuritaires dans le Sahel.

Le 30 janvier 2016, IDRISS DEBY ITNO, grand défenseur de la paix et de la sécurité a été désigné par ses pairs à Addis-Abeba en Ethiopie lors du 26ème sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA) pour assurer, la présidence tournante de l’Organisation panafricaine. Un grand honneur pour le Tchad.

1.1.2 Ministres
Decrét N°1370/PR/18 du 18 juin 2018

• Ministre d’Etat,Ministre conseiller à la Présidence de la République : Kassiré Delwa Koumakoye
• Ministre de l’Administration du Territoire, de la Sécurité Publique et de la Gouvernance Locale : Ahmat Mahamat Bachir
• Ministre Délégué à la Présidence de la République Chargé de la Défense Nationale, des Anciens Combattants et des Victimes de    Guerre : Bichara Issa Djadallah
• Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine, de la Coopération Internationale et de la diaspora : Mahamat Zene Cherif
• Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé des Droits Humains : Djimet Arabi
• Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation : Dr David Houdeingar NGARIMADEN
• Ministre des Infrastructures, du Transport et du désenclavement : Abdramane Mouctar MAHAMAT
• Ministre des Finances et du Budget : Issa Mahamat Abdelmahmout
• Ministre de l’Économie, et de la Planification du Développement : Issa Doubragne
• Ministre de l’Education nationale et de la promotion civique : Aboubakar Assidick Tchoroma
• Ministre de la Santé Publique : Aziz Mahamat Saleh
• Ministre de la Fonction Publique, du Travail et du Dialogue Social : Ali Mbodou MBODOUMI
• Ministre de la Formation Professionnelle et des Petits Métiers : Mme. Madjidian Padja RUTH
• Ministre des Postes et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, Porte Parole du Gouvernement : Mme Ndolenodji Alixe NAIMBAYE
• Ministre des Mines, du Développement Industriel, Commercial et de la Promotion du Secteur Privé : Youssouf Abassala
• Ministre du Pétrole et de l’Énergie : Boukar Michel
• Ministre de l’Aménagement du Territoire, du Développement de l’Habitat et de l’Urbanisme : Achta Ahmat Bremé
• Ministre de la Production, de l’Irrigation et des Equipements agricoles : Lydie Beassemda
• Ministre de l’Aviation civile et de la Météorologie Nationale : Mahamat Taher Orozi
• Ministre de l’Elevage et des Productions Animales : Gayang Souaré
• Ministre de l’Environnement, de l’Eau et de la Pêche : Sidick Abdelkérim Haggar
• Ministre du Développement touristique, de la culture et de l’artisanat : Mme. Madeleine ALINGUE
• Ministre de la Femme, de la protection de la petite enfance et de la Solidarité Nationale : Dr. Djalal Ardjoun KHALIL
• Ministre chargé de la promotion des jeunes, du sport et de l’emploi : Mahamat Nassour Abdoulaye
• Ministre, Secrétaire Général du Gouvernement, chargé des relations avec l’Assemblée nationale Mme: Mariam Mahamat Nour

1.1.3 Secrétaires d’État

• Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères; à l’Intégration africaine et à la Coopération Internationale : Mme. Achta Saleh DAMANE
• Secrétaire d’Etat à l’Education nationale et à la promotion civique : Ndorji Nazaire
• Secrétaire d’Etat aux finances et au budget : Allali Mahamat Abakar
• Secrétaire à l’Economie et à la Planification du développement : Hissein Tahir SOUGOUMI

Le Tchad est aujourd’hui devenu un immense chantier à ciel ouvert. Le réseau routier est en plein développement, prolongeant les axes principaux maintenant bitumés. Des logements sont construits et l’Etat affirme sa présence en multipliant partout les b¬âtiments administratifs et les services qu’il fournit à ses citoyens.

L’exploitation des gisements pétroliers de la région de Doba, découverts au début des années 1970 dans le Sud du pays, a débuté en 2003. D’autres sites d’extraction ont suivi la trajectoire. Si le niveau de production est en léger déclin depuis quelques années, les revenus pétroliers ont permis de financer le décollage d’une économie que les autorités du Tchad veulent moderniser et diversifier. Dans ce domaine, la priorité va à l’augmentation de la productivité agricole, qui doit répondre aux besoins de la population, ainsi qu’au développement des activités industrielles. Ces dernières, dominées par les filières textiles, agro-alimentaires, mécaniques et métallurgiques, sont désormais entrées dans une dynamique prometteuse. L’exportation de la gomme arabique, des arachides, du sésame, de la spiruline sont d’une importance capitale.

Les difficultés auxquelles le pays est aujourd’hui confronté tiennent, pour beaucoup, à des conditions naturelles et climatiques particulièrement rudes. Il reste que, en ce début du XXIème siècle, une République du Tchad moderne et tournée vers l’avenir est entrain de naître au Coeur de l’Afrique, au carrefour des anciennes routes du commerce, de la culture et de la civilization du continent sous la direction de Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO, Président de la République, Chef de l’ Etat & Chef du Gouvernement.

1.2 Situation Economique

Le Tchad est un pays affecté de fragilités structurelles comme l’illustrent la faiblesse du PIB par habitant et de son indice de développement humain. L’économie nationale reposait principalement sur l’agriculture, l’élévage et le commerce jusqu’au début des années 2000. L’industrie manufacturière n’occupant qu’une part marginale et reposant essentiellement sur la transformation (sucre, huile, savon et coton fibre). Le secteur industriel est néanmoins en cours de renforcement et de diversification. En 2002, la mise en valeur de gisements pétroliers de Doba (Sud), sur fond de hausse des prix du brut, a multiplié les ressources budgétaires du Tchad par 8. L’exploitation pétrolière conduit par les entreprises étrangères y compris Exxon Mobil (Etats-Unis), a induit des recettes représentant 32% du PIB en 2012. La baisse des cours du pétrole depuis fin 2014, conjuguée à la hausse des dépenses de sécurité dans un contexte régional troublé, induit de fortes tenisons sur les finances publiques tchadiennes. Dans le programme de la politique de développement à l’horizon 2030, l’économie tchadienne est appelée à se diversifier afin de maximiser les revenus. Les autorités ont une volonté politique affichée afin de transformer l’économie du pays.

Le gouvernement du Président IDRISS DEBY ITNO est déterminé à améliorer la production Agricole à travers une politique rigoureuse de modernization et de mécanisation sur les trois (03) prochaines années. C’est pourquoi le gouvernement a organisé en 2012 un Forum sur le développement rural par la promotion de l’investissement dans l’Agriculture. La création des Petites & Moyennes Entreprises (PME) et des Petittes & Moyennes Industries (PMI) joue un role capital dans le développement économique et social de tout pays émergent aujourd’hui. Elle constitue la force mortice du processus de création d’emplois tant souhaités par les gouvernements et constribue énormement à la croissance du Produit Interne Brut (PIB). Cet important secteur est encore à sa phase de naissance et a besoin par consequent de partenaires stratégiqes de l’Afrique du Sud pour accélérer son développement dans un esprit de coopération sud – sud.

1.3 Politique Etrangère

S.E.M Idriss DEBY ITNO, Président de la République, Chef de l’Etat et Chef du Gouvernement a exercé la présidence de l’Union africaine pour la période de 2016, et le ministre des affaires étrangères Moussa Faki Mahamat a été élu le 30 Janvier 2017 à la présidence de la Commission de l’Union africaine. Depuis Février 2017, le Tchad préside la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et, depuis avril 2017, l’organisation des producteurs africains (APO). Le Tchad a toujours été de ses voisins mis en mal par les ennemis de la paix. C’est ainsi qu’il s’est impliqué dans le règlement de la crise centrafricaine et a participé à la force de l’Union africaine (MISCA) déployée dans le pays. Etat Observateur à la CEDEAO, membre fondateur du G5 Sahel dont il a assuré la présidence de novembre 2015 à février 2017, le Tchad est également fortement engagé dans le règlement de la crise du Sahel. Le Tchad a été sollicité, début 2013, par le Mali pour une intervention militaire au nord du pays. Les opérations des Forces armées tchadiennes d’intervention au Mali (FATIM), menées dans l’Adrar des Ifoghas aux côtés des forces françaises, ont conduit le Tchad à payer un lourd tribute. Le Tchad poursuit son engagement militaire au Mali dans le cadre de la MINUSMA (1400 hommes en Avril 2017). Depuis Décembre 2015, Monsieur Mahamat Salleh Annadif, tchadien, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour le Mali et Chef de la MINUSMA.

Le Tchad lui-même a été victime de trois attentats en Juin et Juillet 2015 malgré les dispositions sécuritaires mises en place. Ces attentats, première de l’histoire du pays, attribués à Boko Haram ont cause la mort de plusieurs dizaines de personnes à N’Djamnéna. Pour des mesures de sécurité, les forces tchadiennes ont été déloyées au Cameroun et au Niger avec l’accord des gouvernements concernés car l’expansion inquiétante de la secte Boko Haram dans le bassin du Lac Tchad devenait très embarrassante. D’autres attaques sont recurrentes et ont frappé des localités riveraines du Lac- Tchad, causant des pertes en vies humaines parmi les populations et les forces armées tchadiennes. La lutte contre le groupe terroriste s’inscrit aujourd’hui dans le cadre d’une force multinationale mixte don’t l’Etat-Major est base à N’Djaména.

 

2. Geography

D’une superficie de 1 284 000 km2, le Tchad s’étend sur 1 700 km du nord au sud et 1 000 km d’est en ouest. C’est le 4ème pays le plus vaste d’Afrique après l’Algérie, la République démocratique du Congo et la Libye. Situé au coeur de l’Afrique (en Afrique Centrale) le TCHAD a des frontiers communes avec les pays suivants: le Soudan à l’Est; la Libye au Nord; le Niger, le Nigeria et le Cameroun à l’Ouest & la Republique Centrafricaine au Sud. Ancienne colonie française, le Tcahd devient independent le 11 Août 1960. Le Drapeau national du Tchad est Bleu marine – Jaune-Or et Rouge en bandes verticals de mêmes tailles. La devise du Tchad est UNITE – TRAVAIL – PROGRES

Description générale

Le pays est situé entre les 7ème et 24ème degrés de latitude Nord d’une part, et les 13ème et 24ème degrés de longitude Est d’autre part. La majorité de la population vit au sud. La densité va de 54 habitants au km2 dans le bassin du Logone à 0,1 personne au km2 dans le nord désertique. La capitale, Ndjaména, se situe au confluent du Chari et du Logone et comptait 993 492 habitants en 2009.

Le Tchad est un pays globalement très chaud et très sec. Le pays comprend quatre zones bioclimatiques. Au nord, dans le désert (Sahara), les précipitations annuelles sont inférieures à 200 mm pour atteindre un minimum inférieur à 10 mm et la population est largement nomade, avec des troupeaux composés principalement de chameaux et de petits ruminants. La zone centrale de transition (Sahel), reçoit entre 200 et 600 mm de précipitations par année et la végétation varie entre la steppe et la savane. Le sud reçoit de 600 à 1 000 mm de précipitations annuelles, la végétation y va de la savane à la forêt tropicale (voir Forêt du Bassin du Congo). Dans le sud-ouest, les précipitations peuvent atteindre 1 200 mm par année. Dans l’ensemble du pays, majoritairement semi-aride et aride, les températures sont très élevées toute l’année. À partir du nord de la capitale, les températures maximales atteignent régulièrement 43 – 44 °C pendant la période la plus torride de l’année en moyenne et basse altitude. Le nombre de mois de l’année où les températures maximales moyennes dépassent strictement 40 °C augmente normalement du sud au nord, bien que l’altitude du terrain y modifie la norme, avec 2 mois à Ndjamena (298 md’altitude) au sud, 4 mois à Abéché (549 m d’altitude) au centre et en allant jusqu’à 6 mois à Faya-Largeau (245 m d’altitude) dans le nord absolument désertique. Les précipitations moyennes annuelles sont de 646 mm à Bongor à l’extrême sud, de 510 mm à Ndjamena au sud, de 402 mm à Ati au centre sud, de 373 mm à Abéché au centre, de 158 mm à Salal au centre nord, de 16 mm à Faya-Largeau au nord, de 8 mm à Ounianga Kébir à l ’extrême nord.

La topographie est généralement plate, l’altitude allant en augmentation vers le nord et l’est. Le point culminant est l’Emi Koussi, dans le massif du Tibesti, au nord du pays. Au sud de ce massif s’étendent les plateaux du Borkou, puis la dépression du Bodélé. À l’est, les hauts plateaux de l’Ennedi et du Ouaddaï descendent en pente douce vers le lac Tchad. Au centre, les plateaux du Guéra atteignent 1 500 mètres. Au Sud-Est se trouve la region du Salamat, dont une grande partie est marécageuse, et où se sont développées des cultures vivrières, de la pêche et de l’élevage. Le Lac Tchad est le deuxième plus grand Lac d’Afrique et abrite environ 120 espèces de poissons et autant d’espèces d’oiseaux. L’irrigation intensive et la diminution des précipitations ont considérablement réduit la surface du Lac, qui est tombée de 25 000 km2 en 1963 à 1 350 km2 aujourd’hui. Les fleuves Chari et Logone, qui prennent tous deux leur source en République centrafricaine, fournissent la plus grande partie de l’eau douce du Lac.

Le pays s’étend sur plusieurs régions climatiquement et culturellement très différentes: l’Afrique du Nord, de culture musulmane et méditerranéenne, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique du Nord-est tournée vers le Nil et mer Rouge et l’Afrique centrale chrétienne et animiste, avec une économie centrée sur le fleuve Congo.

Hydrologie – Bilan hydrique du pays

D’après Aquastat, la hauteur d’eau annuelle moyenne des précipitations est de 322 mm, soit pour une superficie de 1 284 000 kilomètres carrés, un volume de precipitations annuelles de 413,45 km3 (France métropolitaine : 477,99 km3).
De ce volume précipité, l’évapo-transpiration et les infiltrations consomment quelque 400 km3. Restent 13,5 kilomètres cubes de ressources d’eau superficielle produites sur le territoire du pays (en interne). De plus une quantité renouvelable de 1,5 kilomètre cube d’eau souterraine est produite chaque année, en interne également.

À ces ressources de 15 km3 produites en interne, il faut ajouter pas moins de 28 km3 d’eau produits à l’étranger et qui font partie des ressources utilisables du pays, une fois la frontière franchie. Il s’agit avant tout du débit apporté de la République centrafricaine par le Chari et ses affluents tels le Bahr Sara, mais aussi en provenance du Cameroun (via le Logone). Compte tenu de ces apports, les ressources totales en eau du pays se montent annuellement à quelque 43 km3, soit pour une population estimée à 12 millions d’habitants en 2008, plus de 3 500 m3 d’eau par habitant.

À noter qu’une quantité de plus ou moins 4 kilomètres cubes quitte annuellement le territoire vers le Cameroun voisin : il s’agit des eaux de la portion tchadienne du bassin de la Bénoué.

Principaux Lacs

• Le Lac Tchad
• Le Lac Fitri
• Le Lac Iro
• Le Lac Léré
• Le Lac Tikem

3. Économie

Avec un taux de croissance moyen estimé à 8,6% ces dernières années, le Tchad est un pays de la zone CEMAC dont l’activité économique repose essentiellement sur l’agriculture, l’élevage, la pèche, le tourisme, l’artisanat, l’hydrocarbure et l’industrie. Bien que ces domaines de l’économie Tchadienne rencontrent quelques problèmes, l’Etat fait d’énormes efforts pour les moderniser. La production et l’exportation significative de pétrole qui a commencé en 2002 a contribué énormément à moderniser ce pays dans tous les domaines. L’agriculture, l’élevage et la pêche occupent plus de 80% de la population active, pour plus de 22,6% du PIB. Les principales cultures vivrières du Tchad sont le sorgho, le mil et l’arachide. Mais notons que le coton, la canne à sucre, la gomme arabique et le tabac sont cultivés à des fins commerciales. Les troupeaux sont constitués de bovins, de chèvres, de moutons, de chameaux et de volailles et cette activité économique se développe beaucoup plus au centre et au Nord du Tchad car le climat est favorable dans cette zone.
Pour finir il faut dire que l’avènement de la mondialisation et la stabilité politique que connait le pays de Toumaï ces dernières années sont venues favoriser l’intégration de l’économie tchadienne et la distance qui jadis paralysait les échanges entre le Tchad et le reste du monde sont de plus en plus surmontée. De nouvelles voies de financement de croissance sont nées avec l’expansion des flux financiers internationaux, car de nos jours le Tchad comme la plupart des pays en voie de développement par le biais du politique adéquat attire de plus en plus les investissements directs étrangers. Avec un sous-sol qui régorge d’immense ressource naturelle (or, pétrole, uranium, diamant, kaolin, poisson de Lac, le sel naturel, le sable et le gravier, le fer, le zinc, le ciment……) et un desert très riche en bétail, natron et cite géologique, le Tchad reste jusqu’à présent trop convoité par ses voisins et les investisseurs internationaux non seulement à cause de ses richesses naturelles mais aussi à cause de la diversité Culturelle de ce pays. Le Tchad reste un paradis pour les investisseurs étrangers car ce pays immense et inexploité est généreusement ouvert aux investisseurs qui respectent les lois du pays. 

4. Culture

Le Tchad possède un patrimoine culturel et artistique très riche. Actuellement la carte culturelle et artistique du Tchad se présente comme suit :
• Théâtre
• Danse et chorégraphie
• Littérature
• Cinéma
• Peinture
• Musique traditionnelle
• Musique moderne
• Sports

Théâtre

Il existe une troupe nationale de théâtre. Dans l’ensemble, bien qu’encore amateurisme, le théâtre tchadien commence à s’affirmer. Au niveau de la capitale, quelques troupes assez rodées offrent des spectacles attractifs parfois originaux :
• Théâtre vivant Baba Moustapha
• Kadja Kossi
• Les Contemporains

Danse et chorégraphie

Trois ballets se distinguent : le Ballet National Tchadien, le Ballet Loma et le Ballet Té Bé Bar. Le Ballet National Tchadien a évolué depuis les années 1970 sous l’appelation de Ballet Djingué avant de devenir le Ballet National Tchadien le 04 Novembre 1989. Il a à son actif plusieurs tournées internationales et gagné beaucoup de prix : Festival de la Francophonie au Canada en 1975, Festival des Arts Nègres à Lagos au Nigéria en 1976, Festival d’été à Voiron en France en 1990.
Au niveau de la capitale, des groupes folkloriques représentant des communautés ethniques évoluent dans les dix arrondissements.

Littérature

Pendant longtemps le Tchad est resté un pays de tradition orale. La parole était le seul moyen de transmission des connaissances de génération en génération, qu’ils s’agissent des récits, des généalogies, des commentaires de certains rituels, des codes, des témoignages sur la vie passée. Cette tradition tient toujours une place de choix dans la vie des hommes. La littérature a progressivement commencé à prendre sa place dans la culture tchadienne et elle promet beaucoup. Utilisant le français ou l’arabe, des écrivains tchadiens se sont illustrés. Romanciers, dramaturges, poètes confirmés ou en herbe ont fait preuve de leur talent et ont contribué à donner à la littérature ses titres de noblesse. Ce sont :
• Antoine Bangui, né en 1933 : son premier livre « Prisonnier de Tombalbaye » est un témoignage de ce qu’il a vécu de 1972 à 1975 alors qu’il était emprisonné, sous le regime de Tombalbaye. Il a écrit en 1983 « Les ombres de Kôh » dans lequel il évoque ses souvenirs d’enfance, sa vie au village, et celle des gens, tout en laissant pointer en arrière plan le déchirement de la guerre et les espoirs pour l’avenir.
• Baba Moustapha, né en 1952 – 1982 : spécialiste du théâtre, il a écrit plusieurs pièces dont « Un mariage difficile », « Makarie aux épines » et aussi « Le commandant Chaka », dont l’histoire est située dans un pays imaginaire de l’Afrique colonisée et qui dénonce les dictatures militaires, les pouvoirs autoritaires qui plongent les peuples dans la misère.
• Maoundoé Naindouba, né en 1948 : il a écrit deux nouvelles, « La double détresse », « La lèpre » et une pièce « L’étudiant de Soweto » dans laquelle il dénonce l’apartheid.
• Noêl Nétonon NDjekery, né en 1956 : il a écrit essentiellement des nouvelles, dont « Goundangou » et « La descente aux enfers ».
• Joseph Brahim Seid, 1927 – 1980 : il a voulu traduire la beauté et les traditions de son pays à travers deux ouvrages : « Un enfant sous les étoiles » recueil de contes et « Un enfant du Tchad ».

Cinéma

Voici quelques réalisateurs tchadiens qui se sont illustrés :
• Edouard Sailly, il se consacre à la réalisation des journaux filmés du pays et parallèlement il réalise des courts métrages. « Largeau », un de ses premiers films, présentait les richesses archéologiques du Tessaly, aux limites du Tchad. Il a tenté en 1966 une expérience intéressante : « Le troisième jour ». Dans ce film il a voulu faire passer par l’image les sentiments des protagonistes tout en présentant les traditions africaines. Il realise aussi en 1969 « L’enfant du Tchad » et se lance dans une nouvelle aventure en 1972 avec un « A la découverte du Tchad », film documentaire. En suivant un itinéraire touristique, il fait découvrir les charmes de son pays.
• Haroun Mahamat Saleh, avec son court métrage « Maral Tanie »
• Serge Issa Coleo, réalisateur du court métrage « Un taxi pour Aouzou ».
Peinture

Musique traditionnelle

La musique traditionnelle occupe une place très importante. Au sud du Tchad, les Sara utilisent une très grande variété d’instruments : tambours, harpes, sifflets et le fameux koundou ou balafon, une espèce de xylophone portable. Dans l’ouest du Tchad, les populations ont développé un style tout à fait particulier, mêlant les instruments à vent comme les flûtes aigrelettes des kotoko, ou comme les trompes allongées à son unique des Kanembou et le chant. Au nord, existe depuis des siècles des castres de musiciens professionnels aussi bien narrateurs que chanteurs. Dans les régions sahéliennes, les deux instruments les plus répandus sont le balafon et la kora.

5. Elevage

6. Histoire

L’État du Tchad dans ses frontières actuelles est une création de la colonisation européenne. Ses frontières sont la résultante de négociations entre Français, Anglais et Allemands dans les années 1880. Mais l’espace tchadien possède une histoire riche et relativement bien connue. Il est sans doute l’un des berceaux de l’Humanité comme l’indique la découverte du fossile de Sahelanthropus tchadensis surnommé «Toumaï». Il a été par la suite le siège de trois grands royaumes sahéliens, le Kanem-Bornou, le Baguirmi et le Ouaddaï.
Considéré comme protectorat français à partir de1900, le Tchad fut érigé en colonie en 1920 dans le cadre de l’AEF (Afrique-Équatoriale française). Sous l’impulsion du gouverneur Félix Éboué, il fut la première colonie française à se rallier à la France libre en 1940.
Devenue république autonome en 1958, le Tchad accéda à l’indépendance le 11 août 1960 sous la présidence de François Tombalbaye. Celui-ci doit bientôt faire face à la révolte des populations du Nord, en majorité musulmanes, ce qui l’aména à solliciter l’aide des troupes françaises en 1968. Après l’assassinat de F. Tombalbaye en 1975, le pouvoir échut au Général Félix Malloum, qui doit céder la place en 1979 au nordiste Goukouni Oueddei, à la suite de la première bataille de Ndjaména. En 1980, la seconde bataille de Ndjaména permit à Goukouni Oueddei d’évincer son rival, Hissène Habré, avec l’aide décisive des troupes de la Jamahiriya arabe libyenne de Mouammar Kadhafi.
Après l’échec d’un projet de fusion entre le Tchad et la Libye en 1981, les troupes libyennes se retirèrent dans le cadre d’un accord conclu avec le gouvernement français. En 1982, Goukouni Oueddei fut renversé à son tour par Hissène Habré, qui a du faire appel l’année suivante aux troupes françaises pour contenir une nouvelle invasion libyenne. En 1987, une contre-offensive des forces tchadiennes contraignit finalement les troupes libyennes à évacuer le pays, à l’exception de la bande d’Aozou, qui ne fut restituée au Tchad qu’en 1994.
En 1990, Hissène Habré fut chassé du pouvoir par Idriss Déby, qui est en place depuis lors. Paradoxalement, ce dernier semble bénéficier aujourd’hui du soutien de la France et de la Libye, face aux divers mouvements de rébellion qui seraient plus ou moins encouragés par le Soudan voisin, en liaison avec le conflit du Darfour.

Chad Embassy in Pretoria, South Africa

 


H.E.M IDRISS DEBY ITNO
PRESIDENT OF THE REPUBLIC OF CHAD
HEAD OF STATE

 

WEBSITE VISITOR COUNTER
3878

HOURS
Monday  to Thursday:  9h – 4pm
Friday:  9h – 01pm

ADDRESS
157 Banket Street

Cnr Dely Road and Club Avenue
Waterkloof 0181
P. O. Box 12648, Hatfield 0028
Pretoria
South Africa

TELEPHONE
(+27) 87 898 0032

CONTACTS
EMAIL
info@chadembassy.co.za
ambpretoria1122@gmail.com

WEBSITE
www.chadembassy.co.za

INSTITUTIONS

Présidence  / www.présidence.td

Gouvernement

Assemblée Nationale / www.assemblee-tchad.org

Conseil Economique, Social & Culturel / www.cesc.td

 

Download the Visa Requirement Form Here

Download the Visa Application Form Here